La piste Hô Chi Minh

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Vietnam en général | Lieu

La piste Hô Chi Minh

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Logistique et renseignementCouper la Piste Ho Chi Minh 

“La piste Hô Chi Minh constitue un jalon important dans l’histoire de la révolution vietnamienne. Elle représente un sujet de fierté pour le peuple vietnamien engagé dans la guerre antiaméricaine de salut national.” Le chiffre de 20 000 morts, dont de nombreuses femmes, est parfois cité par la presse vietnamienne.

Cinq ans après la victoire de Dien Bien Phu, qui mettait un terme à la présence française dans le pays désormais partagé en deux, les dirigeants communistes s’engageaient à “libérer” le Sud. Jusqu’en 1975, c’est au total un réseau de sentiers et de routes de 20 330 kilomètres qui sera aménagé, dont quelque 5 000 kilomètres de voies destinées à leurrer l’ennemi, rappelle le premier journal en ligne vietnamien. Au cours de ces années, 1,5 million de tonnes de marchandises, 45 millions de tonnes d’armes, 5,5 millions de mètres cubes de carburant – un pipeline de 1 400 kilomètres avait été construit – et 2 millions de soldats ont transité par cette piste, dont des tronçons passaient par le Laos et le Cambodge. “La piste est un exploit militaire légendaire et étincelant dans l’histoire de la guerre du Vietnam et des guerres à travers le monde”, a déclaré le ministre de la Défense, Phung Quang Thanh. Les Etats-Unis, cherchant à couper ce cordon vital, y auraient déversé 5 millions de tonnes de bombes et d'agents chimiques. 

Aujourd'hui, cette piste est visitable..à Pied, en vélo, en moto, en voiture ...

Logistique et renseignement

L'intensification des combats dans le Sud a poussé les renseignements militaires américains, à travers l'OSS, embryon de la future CIA, à chercher en profondeur les sources d'approvisionnement matériel des combattants du Sud.

La Piste Hô Chi Minh a été ce système circulatoire durant la deuxième guerre d’Indochine de réunification du Viêt Nam ou guerre du Viêt Nam, dans la langue approximative. Aussi nommée « Piste de Truong Son » par le lieu-dit de son point de départ, la Montagne de « Truong Son » (« Son » pour « montagne » en vietnamien, c'est la cordillère annamitique), la piste Hô Chi Minh a été un réseau élaboré de voies de différentes tailles, à travers la montagne et la jungle, d’une longueur totale d’environ 2.000 km le long de la chaîne montagneuse de « Truong Son », passant au Laos, dans les zones contrôlées par le Pathet Lao et au Cambodge, notamment dans les zones d'activité des Khmers rouges, en bordure de la frontière vietnamienne. Elle s’est divisée en deux parties.

  • La première partie allait de la vallée de la Rivière Ca, dans le district de Ngê-Tinh (Ngê An-Hâ Tinh) jusqu’au Col de Hải Vân dans le district de Đà Nẵng (ex Tourane). Cette partie a été nommée de « Truong Son-Nord » en zone contrôlée par la République démocratique du Viêt Nam.

  • La deuxième partie, en république du Viêt Nam au Sud, a été nommée « Truong Son- Sud » et débouchait sur le delta du Mékong, la destination finale. Le réseau des tunnels de Củ Chi fut l'un des points d'arrivée le plus connu. Ces tunnels utilisés par les combattants du FNL en tant que caches durant les combats, de voies de communication, d'approvisionnement, d'hôpitaux, de réserves de nourriture, d'armurerie et de véritables quartiers se situaient à 40 km au nord-ouest de Hô-Chi-Minh-Ville (ex Saigon).


le général Giap sur la piste

Durant les premières années, le transport s’est fait par portage ou sur des bicyclettes françaises renforcées pour une charge de 250 kg et poussées par les Cong Dan (travailleurs civils), celles qui ravitaillaient les combattants de Dien Bien Phu en 1954. Ces bicyclettes ont créé la légende et sont devenues le symbole de la piste mais le gros du transport a été effectué par des camions de 2 à 3 tonnes de charge utile : des camions capturés récemment, d'autres datant de la guerre contre les français et enfin des camions soviétiques construits en Chine.

Les convois étaient formés de camions tenus à distance les uns des autres pour limiter les pertes dues aux attaques aériennes. Il y avait aussi des files de bicyclettes conduites à pied, d’une main par une poignée du guidon, et de l’autre par un bâton vertical fixé au niveau de la selle, chargés de sacs qui parfois dépassaient en hauteur l’homme qui menait ce fardeau. Ainsi étaient approvisionnés les combattants du Sud pour ce qu’ils ne trouvaient pas sur place.

Cette voie a été construite et maintenue par environ 300 000 militaires permanents dont une quantité de jeunes femmes volontaires et environ le même nombre de travailleurs locaux à temps partiel, des fermiers, paysans et montagnards. Ils travaillaient tous pour un supplément de nourriture, du riz pur, alors que la ration ordinaire était du riz mélangé avec des haricots. Cette voie a été construite par 5 régiments, 32 bataillons de 31 795 hommes et femmes du génie militaire en plus des 8 548 garçons et filles des « Jeunesses d’Avant-Garde » et des 3 219 civils recrutés parmi les paysans et montagnards, tous travaillaient par patriotisme et pour un supplément alimentaire.

Couper la Piste Ho Chi Minh 

Une surveillance permanente

 

Les Adsid, Acoubuoy et Spikebuoy

Les senseurs, utilisés par milliers, peuver être répartis en trois types principaux. Le plus répandu, l'Air-delivered seismic intrusion detector, ou Adsid, présentait l'aspet d'une fusée de 7,6 cm de diamètre et 78,7 cm de long, dotée d'un empennage et d'une excroissance postérieure en forme de fourche. Lâché par un avion d'attaque F-4, ou même un appareil de reconnaissance OP-2E Neptune, il était conçu pour se planter dans le sol ; seule la fourche de la queue (les antennes radio) devait rester apparente. Le autres senseurs du programme Igloo White étaient l'Acoubuoy et le Spikebuoy, tout deux bien plus volumineux que l'Adsid etcontenant des microphones ultra-sensible capables de percevoir chaque son de la forêt ; eux aussi restaient la plupart du temps inertes, ne réagissant qu'à des sons d'une certaine intensité, qui révélaient généralement la présence d'êtres humains. L'Acoubuoy avait été étudié pour pendre, accroché à son parachute pris dans les branches des arbres; le Spikebuoy, quant à lui, s'enterrait, et seule son antenne camouflée dépassait.

 

Largage d'un senseur sismique

 

B-52 contre piste !

 

Chaque signal, émanant simultanément de plusieurs centaines de senseurs, était enregistré par un avion conçu pour servir de station de relais, qui transmettait l'information à l'Infiltration Surveillance Center, en Thaïlande. Ce rôle était rempli par un appareil qui servit en Asie du Sud-Est sans faire beaucoup parler de lui, le Lockheed EC121R, l'une des nombreuses variantes militaires du Lockheed Super Constellation, toutes connues sous le nom générique de Warning Star. Choisis pour leur importante charge utile et leur autonomie - de vingt heures - à basse altitude, ces machines volantes devaient suivre avec une grande précision le tracé d'une piste pendant plusieurs heures tout en restant dans le rayon d'action de tous les senseurs Igloo White en fonctionnement. En raison de leur coût, certains Warning Star furent remplacés, en 1971, par de petits monomoteurs Beech QU22 du programme Pave Eagle.

 

 

Gunship

 

 

 

Comments

càm on

càm on ,

pour ce texte tres bien ecrit en Français.

car beaucoup en France ignorent notre grande histoire et voir pire font de la désinformation...

jamais je ne serais assez reconnaissant pour ce qu'ont accompli ces grands heros patriotes pour liberer le pays.

Continuez votre grand travail et encore "càm on" de me donner des nourvelles du pays de maman.

Ma devise : Độc lập, tự do, hạnh phúc !
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