Votre Blog Vietnam , personnalisé et gratuit pour  votre association, votre projet, votre voyage, votre restaurant, votre famille,votre société ou tout simplement pour parler de toute chose se rapportant au Vietnam. Gérez  commentaires, vos rubriques,vos posts, photos et vidéos. Commentez les autres Blogs.
  

De la petite Vietnamienne brûlée au napalm au petit mort syrien

Vous êtes ici : Ensemble pour bâtir un monde meilleur plus solidaire pour tous et nos enfants ! » actualites internationales » De la petite Vietnamienne brûlée au napalm au petit mort syrien

Ensemble pour bâtir un monde meilleur plus solidaire pour tous et nos enfants ! » actualites internationales

De la petite Vietnamienne brûlée au napalm au petit mort syrien

 De la petite Vietnamienne brûlée au napalm au petit mort syrien
Agrandir le texte
Réduire le texte
Imprimer
Envoyer à un ami

De la petite Vietnamienne brûlée au napalm au petit mort syrien

KF0JQ-vmyjVDPIjIXaN9Y523DwgLa photo d’Aylan el-Kurdi mort noyé sur une plage turque parce que son père était le seul à avoir un gilet de sauvetage et voulait venir en Europe se faire retaper la dentition à nos frais, a ravivé le souvenir de « La petite fille brûlée au napalm », photographie de Nick Ut Cong Huynh.

Les médias mainstream s’en servent comme ils se servirent du cliché de Nick Ut pour faire de la propagande émotionnelle, de la compassion institutionnelle.

La photographie « The Napalm Girl » fut prise en juin 1972 près du village de Trang Bang, au Sud-Vietnam, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Saïgon.

Ce jour-là, les journalistes étaient nombreux sur le théâtre d’opération. Ils savaient que le bombardement allait avoir lieu et filmaient depuis la route où l’armée les avait amenés.

Vietnam-Trang Bang-08 Jun 1972_02

L’aviation devait attaquer Trang Bang que le Viêt-Cong avait envahi quelques jours plus tôt. Mais les F-16 bombardèrent au napalm une pagode abritant des soldats de leur propre armée et des familles civiles. Une erreur de tir.

Nick Ut comme ses collègues prit des photos.

Quand elles arrivèrent sur le bureau du responsable de l’Associated Press à Saïgon, il ne voulut pas les publier car une règle non écrite de l’agence interdisait de montrer des corps nus de face. De plus, la photo lui semblait trop violente pour le public américain.

Finalement, au lieu de jeter les documents, il les expédia aux Etats-Unis.

Dans les locaux du New York Times, Hall Buell vit tout de suite l’émotion qu’il pouvait tirer d’un des clichés. Il le recadra en centrant la photographie sur la fillette. La scène gagna en intensité. La focalisation se concentra sur la jeune fille. La photo parut le 12 juin, à la Une du New York Times.  Deux jours plus tard, elle avait fait le tour du monde.

KF0JQ-vmyjVDPIjIXaN9Y523Dwg

La photographie retravaillée comporte trois plans unis par une ligne de fuite constituée par la route qui traverse un paysage dépouillé.

Au premier plan, cinq enfants sud-vietnamiens courent en proie à la terreur panique. Ils viennent à la rencontre du photographe. La petite fille nue au centre du cliché s’appelle Phan Thị Kim Phúc. Elle est âgée de 9 ans. Elle avance les bras en croix et hurle comme le garçon à gauche de la photographie. Des cris de peur et de douleur qui semblent presque audibles. Une autre jeune fille tient par la main probablement son jeune frère. Le plus petit des enfants, un garçon esseulé, se retourne vers les soldats et l’incendie. Il est un peu à la traîne comme s’il hésitait.

Au deuxième plan, quatre soldats sud-vietnamiens occupent la largeur de la route. Ils marchent lentement et donnent l’impression de chasser les enfants. Ils laissent un sentiment de force brutale, de bourreaux dans leurs œuvres.

En arrière-plan, sur la ligne d’horizon, le ciel est entièrement envahi par la fumée qui monte du sol après le bombardement.

L’impact de la photo fut immédiat et considérable. Le président Richard Nixon y vit un «coup monté» par les médias.

« Tout le monde en parlait, comme jamais on n’avait parlé d’une photo. Une petite fille innocente, les vêtements entièrement brûlés avec une évidence : c’était une attaque au napalm », racontait un homme de la Maison Blanche.

L’accusation était limpide : le napalm provenait des Américains donc ils étaient les responsables de la souffrance de cette enfant. L’éditorial du New York Times insista sur la «guerre sale » que menait l’armée des Etats-Unis dans le Sud-Est asiatique.

L’opinion publique américaine, puis mondiale se mobilisa. Les protestations contre l’engagement des U.S.A. en Asie du Sud-Est qui commençaient à s’essouffler repartirent de plus belle.

Du côté du régime communiste du Nord-Vietnam, cette photographie devint un élément majeur de sa propagande contre les Américains et le régime sud-vietnamien.

La photo originale de Nick Ut est celle-ci.

Nick-Ut---Petite-fille-brulee-au-napalm-2

On y voit, à droite, un autre photographe, David Burnett, remettre une pellicule dans son Leica. Il prend ensuite un cliché sur lequel on constate qu’un soldat sud-vietnamien aide Phan Thị Kim Phúc à s’éloigner du lieu du drame. On compte cette fois six enfants. Au loin, à une intersection, des soldats attendent autour d’une automitrailleuse. Les gamins courent vers eux.

La-petite-fille-brulee-au-napalm-4

Près de l’automitrailleuse, la petite fille est arrosée d’eau par un journaliste américain, Christopher Wain.

Le_journaliste_Christopher_Wain-9bd99-b43d5

L’enfant fut emmenée dans un hôpital par Nick Ut. Elle en sortit après dix-sept interventions chirurgicales et quatorze mois d’hospitalisation.

Après la prise de Saïgon par les Nord-Vietnamiens, elle devint une icône du régime communiste et fit des études de médecine.

En 1994, au retour d’un voyage de noces à Moscou, elle réussit à fuir au Canada, pays qui lui donna sa citoyenneté.

« La petite fille brûlée au napalm » illustre l’influence des médias, leur capacité de modifier l’opinion publique. Si l’événement a bien été réel, la manipulation de la photo, le refus de dire ce qui se passait autour, a créé un autre événement que celui d’origine.

On vient d’assister au même bourrage de crâne avec l’exposition mondiale du cadavre du petit Aylan el-Kurdi.

Rappeler l’histoire de la photo de la petite vietnamienne peut nous aider à comprendre ce que nous vivons aujourd’hui.

http://ripostelaique.com/de-la-petite-fille-brulee-au-napalm-au-vietnam-au-petit-mort-syrien.html

 

Propriétaire du blog

Voir le profil de hiep60

hiep60

Date d'activation de son blog
15 septembre 2014

Dernière mise à jour de son blog
4 juin 2018, 15:59

Date de naissance :

26 Juillet 1954

Ville de résidence :

Paris

Nombre de visites :

354417

Nombre d'amis :

1

Ses derniers amis

Voir le profil de saigon3days

saigon3days

Ho Chi Minh City

Ses derniers POST de Blog actifs

Nouveau Envoyer à un ami