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Hô Chi Minh, le libérateur, le guide, l’icône du Vietnam – du journal Le Monde – à propos du livre Hô Chi Minh, la figure de l’indépendance retrouvée du Vietnam.

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Ensemble pour bâtir un monde meilleur plus solidaire pour tous et nos enfants ! » Histoire du Vietnam

Hô Chi Minh, le libérateur, le guide, l’icône du Vietnam – du journal Le Monde – à propos du livre Hô Chi Minh, la figure de l’indépendance retrouvée du Vietnam.

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Hô Chi Minh, le libérateur, le guide, l’icône du Vietnam – du journal Le Monde – à propos du livre Hô Chi Minh, la figure de l’indépendance retrouvée du Vietnam.

LE MONDE | 19.03.2015 à 11h26

Au Vietnam, le visage du vieil homme – un sage au large front dégarni, au regard intelligent et direct, aux pommettes saillantes, à la moustache et à la barbichette clairsemées et grisonnantes – se retrouve partout. Sur tous les billets de banque, dans les pagodons, dans des petits temples de campagne, dans les musées, les édifices publics… Il a été Nguyen Ai Quoc, Nguyen le patriote, le semi-clandestin de l’entre-deux-guerres qui a sillonné l’Europe, s’est longtemps posé en Union soviétique, est allé porter le drapeau de la révolution en Asie, s’est retrouvé en prison. Il est devenu Hô Chi Minh – « Celui qui éclaire », son dernier nom de guerre.

Il y a le culte officiel. Son corps embaumé repose à l’intérieur d’un énorme mausolée carré de style soviétique, édifié au centre de Hanoï en bordure de la place Ba-Dinh, là où le grand public l’a découvert en 1945 quand il y a proclamé l’indépendance devant une foule en délire. Mais il y a aussi la part d’une tradition séculaire au Vietnam. Les personnages exemplaires y sont considérés comme des héros. Hô Chi Minh n’a pas fondé le Vietnam. Mais il a été le catalyseur de sa libération en 1945 et, pendant les deux décennies qui ont suivi, le guide, l’arbitre, la référence, le recours ultime. L’homme du redressement, celui qui fait front, à l’image de ses illustres prédécesseurs au fil de mille ans d’indépendance. Ceux-là, Hô Chi Minh en tête, ont leur place au sein d’un panthéon national qui fait l’objet d’un large consensus.

Le premier des génies tutélaires du Vietnam

Hô est le primus inter pares parmi les génies tutélaires qui foisonnent dans son pays. Le sociologue et orientaliste Paul Mus affirmait que les deux silhouettes qui dominent le paysage vietnamien sont l’enfant qui entre dans le cycle de vie et le sage qui en sort. Les intermédiaires, les adultes, se chargent de la production (et de la reproduction). Hô est « constamment metteur en scène de lui-même », écrit Jean Lacouture. Autre biographe de l’oncle Hô, Pierre Brocheux estime que l’écrivain anglais Graham Greene, qui a rencontré le leader vietnamien, en a tracé le portrait « le plus perspicace » : « visage aimable et impitoyable », mais qui « ne dégage aucun fanatisme » ; « un homme qui donnait des ordres et attendait l’obéissance et aussi l’affection ». Tout au long de sa vie, et au fil des décennies suivant sa disparition en 1969, il y a eu débat sur ce qu’il pensait. Quelles ont été ses priorités ? La révolution ? Marx ? Le Komintern, dont il a été l’agent ? La patrie ? Plutôt nationaliste ou d’abord communiste ?

Dans sa jeunesse, il a découvert la planète, séjournant un peu partout, à New York, Londres, Paris, Moscou, dans des conditions souvent difficiles. Il en a tiré un avantage considérable. Un fait parmi d’autres : présent au congrès de Tours en 1920, il a été l’un des fondateurs du Parti communiste français. Autre fait  : il a suivi ses classes à Moscou, et, quand il est retourné en Asie, il était agent du Komintern. Mais il a eu quelques problèmes – et a même été, plus tard, rappelé à Moscou – sans doute pour avoir eu raison avant les autres : Hô Chi Minh a été frontiste à une époque où ce choix était mal vu. Mais les fronts populaires des années 1930 lui ont donné raison. Dès 1941, soit trois ans après son retour en Asie, il crée le Vietminh, ligue frontiste contrôlée par les communistes mais visant le rassemblement nationaliste le plus large possible.

Un élan indépendantiste

Et, en 1945, c’est lui l’indiscutable patron du Vietminh. Hô Chi Minh va manœuvrer au mieux avec les soldats chinois descendus piller le Nord. Et, le 2 septembre, le tribun pratiquement inconnu du public a déjà un acquis considérable. Charismatique, séducteur, porté par un fantastique élan indépendantiste : la foule lui est acquise. Les Vietnamiens n’ont aucun doute sur ce point : quel qu’en soit le prix, ils iront jusqu’au bout. Mais l’un des grands obstacles est encore la France. Ni Paris ni l’opinion publique française n’ont saisi l’ampleur du mouvement au Vietnam. Pour l’immense majorité des Vietnamiens, l’indépendance est acquise. En France, en revanche, la classe politique n’est soumise à aucune pression pour en tenir réellement compte.

Au Vietnam, le futur général Giap doit faire face à l’exaspération des éléments les plus intransigeants du Vietminh tout en contrecarrant les manœuvres du gouverneur, Thierry d’Argenlieu, qui a été nommé du temps de De Gaulle avec l’ordre d’être ferme. La « sale guerre » est vite une réalité. Le résultat, côté français : la décolonisation manquée et une guerre qui avalera des promotions de saint-cyriens. Pour Hô Chi Minh, c’est le retour dans les forêts des montagnes limitrophes de la Chine. Le temps de reprendre son souffle, il va faire face, rassembler ses troupes. Et se battre. Et le 7 mai 1954, le camp retranché français de Dien Bien Phu tombe. Cette victoire, qui va entraîner le retrait de la scène de la France, ne signifie pas pour autant la fin des épreuves. Tant s’en faut. Lors de la conférence de Genève, le Vietminh n’obtient qu’un demi-succès : la République démocratique du Vietnam, que préside Hô Chi Minh, doit se contenter de la moitié nord du pays, le Sud passant sous la coupe d’un gouvernement soutenu par les Américains. La guerre va reprendre, les ruines vont se multiplier. A nouveau.

Par la suite, il va progressivement se retirer des affaires courantes pour être placé sur un piédestal. Sauf sur la scène internationale, où il continue d’être la voix du Vietnam. Toujours aussi lucide, le vieil homme est affaibli par la maladie. La gestion de la guerre contre les Américains passe de plus en plus entre les mains d’un bureau politique qu’il contrôle de moins en moins. Ce politburo en fait une icône, alors qu’on dit que Hô Chi Minh aurait souhaité être incinéré et que ses cendres soient répandues à travers le pays.


http://abonnes.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/03/19/ho-chi-minh-le-liberateur-le-guide-l-icone-du-vietnam_4597002_3216.html?xtmc=ho_chi_minh&xtcr=1

PS sur la vente du livre à partir du 19/3/15 en Kiosques et sur le site du journal Le Monde:

Hô Chi Minh - La figure de l’indépendance retrouvée du Vietnam (Le Monde Histoire saison 2 vol. 11) - 104 pages

Prix :  6,99 €

Description

Entre l’indépendance du Vietnam, qu’il proclame en 1945, et sa réunification, symbolisée par la chute de Saïgon aux mains des forces communistes, il se sera écoulé trente ans de guerre quasiment ininterrompue. Mort en 1969, Hô Chi Minh ne verra pas l’issue de ce long combat contre la domination française puis américaine, mais il en reste, aux yeux des Vietnamiens et du monde, l’incarnation.

L'Auteur
Jean-Claude Pomonti, qui a rédigé l’introduction de cet ouvrage et supervisé le choix des textes, a appartenu à la rédaction du Monde de 1968 à 2005 et en a été le correspondant en Asie du Sud-Est pendant plus de vingt ans. Il vit à Bangkok. Prix Albert-Londres pour ses reportages sur les guerres d’Indochine, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la région, dont Un Vietnamien bien tranquille (Equateurs, 2006) et Vietnam, l’éphémère et l’insubmersible (Nevitaca, 2015).

Ils ont changé le monde
Hommes d’Etat, hommes de pensée et d’action, ils ont façonné le monde où nous vivons. Leur héritage se lit sur les cartes qu’ils ont redessinées, dans les régimes qu’ils ont mis en place, dans les valeurs ou les doctrines qu’ils continuent d’incarner. Cette série de biographies montre comment se forgent les grands destins. Comment, à certains moments charnières, l’histoire s’incarne dans une vision et une volonté. Ces vingt ouvrages s’adressent aux amateurs d’histoire, à qui ils offriront un portrait vivant et nuancé de grands acteurs aux prises avec les bouleversements du xxe siècle, mais aussi aux étudiants et enseignants à qui ils fourniront de précieuses synthèses sur l’histoire contemporaine, ainsi que de nombreux articles et documents issus des archives du Monde.

Avec le concours de l'agence de photo Sipa.

http://boutique.lemonde.fr/le-monde-histoire-ho-chi-minh.html#

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